#3 Le pingouin

Bonjour tout le monde ! 

J’ai pris un petit peu de retard dans ma lecture et donc dans mon bilan, à cause d’une fichue rhino-pharyngite (le gros mot) et encore une semaine très intense au travail qui m’a un peu clouée au lit le soir au lieu de lire. Bon et jeudi soir, je l’avoue, je suis allée voir Arnaud Ducret en spectacle ! 😀 C’était top, soit dit en passant.

Je vois que le blog commence un peu à vivre, j’en suis absolument ravie, mais je suis un peu triste parce que cette semaine encore, je n’ai pas vraiment eu le temps de venir voir vos blogs. J’ai lu trois ou quatre articles, par-ci par-là, mais pas plus… J’espère corriger ça rapidement ! N’oubliez pas, vous pouvez suivre mes actus sur Facebook et Twitter, vous avez les liens juste à droite là 😉 De mon côté, je suis vos actus de cette manière !

 

C’est maintenant parti pour le bilan de la semaine 3 !

kourkov_pingouin

 

L’histoire / Que dit la 4e ? 

A Kiev, Victor tente péniblement de survivre. Journaliste au chômage, il a adopté Micha, un pingouin dépressif, rescapé du zoo. Lorsqu’un patron de presse propose à Victor de préparer des nécrologies de personnalités encore bien en vie, Victor saute sur l’occasion. Mais voilà que ces personnes se mettent à disparaître à une vitesse alarmante… Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ?

 

Ce que j’en pense

Eh bien… par où commencer ? Cela faisait quelques années que Le pingouin d’Andreï Kourkov était dans ma bibliothèque. Je l’avais acheté, comme beaucoup d’autres, sur le stand du Salon du livre qui mettait Moscou (et la littérature russe et assimilés) à l’honneur. J’y travaillais cette année-là (vous vous souvenez, l’entretien chez Gibert Joseph !) Ce titre singulier m’intriguait et je m’étais laissée tentée par la curiosité : à la fois du livre, de son titre, de sa couverture, mais également d’une littérature dont j’ignorais tout. Depuis, il était sur une étagère et j’avais même oublié ce que disais la 4e de couverture.

Me voilà donc plongée dans l’œuvre d’un auteur ukrainien contemporain, Andreï Kourkov, qui visiblement est reconnu à l’international. Je précise que je n’ai jamais pris connaissance de l’histoire de la géopolitique ukrainienne, qui ma foi doit être riche d’anecdotes et de rebondissements (pas joyeux, d’ailleurs).

Notre histoire ici se déroule au milieu des années 90, juste après la proclamation de l’indépendance – complète – de l’Ukraine, soit en pleine transition post-soviétique. On est bien sûr dans une société qui a souffert, souffre encore, où l’argent circule non pas dans les mains des citoyens mais dans celles de la mafia, des politiques, du gouvernement, et où il semble que tout fonctionne au ralenti (et c’est vrai que de là où je suis, j’ai toujours vu, ou eu l’impression, que l’Ukraine fonctionnait au ralenti, avec des années de retard).

C’est bien ce qui définit ce livre : sa lenteur. On est pourtant sur des chapitres très courts, des phrases, des scènes, des dialogues courts. On pourrait croire que ce livre se lit vite. Mais j’ai plutôt eu l’impression d’être en haut de l’Everest, avançant, comme le héros, au ralenti (à moins que ce soit ma rhinopharyngite qui ait compliqué les choses ?)

Victor, écrivain et journaliste un peu raté, vit avec un pingouin triste dans son deux-pièces. Ce sont tous les deux les mêmes : lents, immobiles. Un jour, Victor trouve du travail : écrire des nécrologies de personnes connues encore vivantes. Pourquoi ? Il n’en sait rien et ne se pose pas vraiment la question. Il s’acquitte de sa tâche, dans une torpeur constante, accompagné de Micha le pingouin. Leur vie à tous les deux c’est ça : tristesse et dépression profonde. Et pourtant, on s’y attache à ces deux-là…

Et puis, imperceptiblement, les choses se mettent à bouger. On ne s’en rend pas compte tout de suite, parce que le rythme est toujours aussi lent et Victor toujours aussi peu curieux. Il se retrouve bientôt avec une fillette à charge pour laquelle il engage une nounou. Les personnages qu’il rencontre vont et viennent, apparaissent une seule fois ou disparaissent à jamais… il comprend alors petit à petit qu’il a mis le doigt dans un engrenage politique et mafieux inextricable. Les événements semblent bouger, décoller et se précipiter : mais l’écriture, reflet du personnage, reste la même. Lente, anesthésiée. Quelques sursauts secouent Victor, ici et là, on se dit que c’est bon, il va se réveiller… et de nouveau ça retombe. On a envie de lui dire « bouge-toi ! » mais visiblement, ce n’est pas dans les habitudes de cette société groggy.

Il n’y a que le lecteur pour être vraiment choqué de ce qui se passe. Victor n’est pas plus étonné que ça de voir qu’on laisse mourir un cancéreux dans un dortoir parce qu’il n’a de valeur pour personne alors qu’on paye mille dollars un pingouin pour une représentation publique. Ceux qui ont de l’argent tirent les ficelles, et ceux qui n’en ont pas, ils se laissent faire et acceptent leur sort.

Cette lecture a été un long chemin de croix, mais j’ai apprécié sa valeur. Il ne faut pas oublier qu’on est dans de l’absurde et dans l’absurde, il y a toujours une représentation, un message.

 

Pour la quatrième lecture de mon petit défi perso, mon chéri m’a donné la lettre « P » et moi j’ai envie de rire un peu. Donc j’ai choisi… La petite marchande de prose de Daniel Pennac ! Non non, je n’ai pas encore lu celui-ci, je n’avais ouvert que Merci (qu’il a joué au Théâtre du Rond-Point, vous imaginez donc de quelle veine cela peut être) et La fée carabine. Très drôle et débridé quoi, j’ai hâte !

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Je n’ai jamais pensé à vous demander ce que vous aviez pensé de ces livres, si vous les avez lus… ça allait de soi bien sûr mais… je vous demande ! 🙂

 

A très vite !

Imagimarion

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