#18 Ma vie pour un Oscar

Bonjour, me revoilà ! 

Après plus de trois mois de black out, pendant lesquels, croyez-moi, je n’ai pas chômé, me revoilà pour vous livrer mon bilan de la semaine lecture #18 ! Oui oui, la première semaine du mois de mai. Ce qui veut dire qu’en théorie, j’ai encore 13 ou 14 bouquins à lire pour rattraper le retard de mon challenge 52 livres en 2016. Autant dire que ça va être très compliqué, même si j’ai 15 jours de vacances devant moi : je suis en pleins travaux, et je voudrais aussi revoir un petit peu vos blogs. Donc en attendant, voici le bilan de Ma vie pour un Oscar, même si ce n’est pas le roman que j’avais commencé début mai 😉

 

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L’histoire / Que dit la 4e ?

« John Bogus a tout : de l’argent depuis qu’il est adolescent, l’accès à toutes les drogues ainsi qu’à toutes les positions sexuelles imaginables. Il passe devant tout le monde quand le Dalaï Lama est en visite officielle, se fait refaire les paupières lorsqu’elles se fatiguent de porter son regard de braise. Des années que les sapes, les palaces, les safaris et les sauts à l’élastique ne le font plus vibrer. Il ne reste plus que la mort, avec laquelle il jongle. »
Camille, jeune Parisienne caustique et mégalo, devient l’assistante personnelle de John Bogus, une star hollywoodienne. Entre scandales, voyages humanitaires et course à l’Oscar, elle va changer d’avis sur le vrai sens du succès… Un récit corrosif et sans concession sur le milieu du cinéma. Une satire férocement lucide sur notre soif de notoriété.

 

Ce que j’en pense 

Ce que je retiens du début de ma lecture, c’est que je me suis mis à dos l’héroïne dès ses premiers mots. Un ton acerbe et une personnalité d’arriviste qui ont failli me décourager. Je trouve que si on peut se faire à un personnage principal détestable grâce à une narration extérieure, il est plus difficile de se rendre complice d’un héros antipathique qui s’adresse au lecteur « comme si on avait gardé les cochons ensemble » comme dirait mon père. Mais, finalement, Aurélie Lévy, ou son héroïne Camille, ont réussi à me faire oublier cette mauvaise impression quelques pages plus tard. Au détriment peut-être d’autres choses…

Commençons par ce que le livre à réussi à faire : confirmer nos craintes sur le monde hollywoodien, cette duperie organisée comme seuls savent le faire les américains, que nous regardons à la fois d’un regard critique et émerveillé. Parce que oui, avouons-le, même si nous nous doutons un petit peu que le défilé du tapis rouge est la mise en scène la plus millimétrée de tous les temps, le glamour fait toujours rêver. Et bien, certes, les acteurs ne le sont pas pour rien et tout a l’air plus naturel que naturel, mais il semblerait qu’une armée de personnels s’acharne à entretenir le fonctionnement d’Hollywood et de ses enfants riches et assistés.
Sur cet aspect-là du roman, je dirais qu’on se croirait dans 13h15 le dimanche ou Capital. Sinon, dans un docu-fiction, parce qu’on retrouve des personnages très caricaturaux qui répondent complètement aux téléfilms standards américains. Une star capricieuse qui peut tout exiger et obtenir tout en ne sachant pas faire ses lacets, une Frenchie qui rêve de paillettes et est prête à s’abaisser au rang de sous-fifre pour essayer de toucher les étoiles, une productrice plongée dans le bain depuis toujours et capable des pires agissements pour satisfaire ses intérêts, puis tout un tas d’électrons plus stéréotypés les uns que les autres.

Voilà la faiblesse de ce récit : ses personnages et son message. Quel est le message au juste ? La vie, c’est des riches toujours plus riches, adulés, comblés et gâtés, et des pauvres toujours plus pauvres, admiratifs, délaissés et méprisés ? On ne peut rien contre cette hiérarchie devenue naturelle au sein de l’humanité ? Si c’est vraiment le message du livre, alors suicidons-nous tous parce que franchement, à quoi bon ? Le constat, c’est que tout est irrévocable, aucun personnage ne peut finalement évoluer. On croit à une prise de conscience, et finalement non. Si on peut ne pas avoir d’espoir pour la star John Bogus, la déception est forte pour Camille l’assistante qui aurait pu tout plaquer après un voyage humanitaire révélateur du vrai sens de la vie. Voilà, ce livre c’est la routine d’une caste figée, un non-message sauf peut-être celui du non-espoir et des non-valeurs. Et c’est frappant dans deux caractéristique : la brièveté du récit et les sauts temporels. Il n’y a rien à dire : ces personnages auront toujours la même vie, si bien que ça ne sert à rien de la détailler davantage.

Je suis donc mitigée sur ce roman : je l’ai lu à toute vitesse, parce qu’il était plutôt prenant malgré des sujets qui n’ont pas forcément à voir avec la choucroute, mais à la fin je me suis dit « alors quoi, que peut-on attendre des individus qui n’ont aucune valeur humaniste ? » Et en même temps, peut-être que je me trompe complètement, peut-être qu’il y a un vrai message entre les lignes et qu’il dit « non, on n’a rien à attendre des individus qui n’ont aucune valeur humaniste, alors de votre côté, pensez à continuer à être des gens biens. » Auquel cas, mea culpa, ce livre m’aura convaincue que malgré tous les artifices employés par les gens connus pour faire la pub des humanitaires, et bien il n’y a que les humanitaires qui sont utiles à l’humanité.

Verdict : ça se lit vite, facilement, mais ça casse pas des briques.

J’avais commencé à lire Paris est une fête d’Ernest Hemingway, puis j’ai fait une pause un peu forcée. Je tâcherai de le reprendre rapidement, mais pour le prochain bilan, ce sera Fondation d’Isaac Asimov. Bien sûr, Asimov a plutôt tendance à mettre tout le monde d’accord : en tout cas, ça marche sur moi 🙂

 

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

 

A très vite !

Imagimarion

 

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