#19 Fondation – Le cycle de Fondation, tome 1

Coucou les petits choux ! 

Vous n’imaginez pas le bien que ça fait de revenir si vite sur le blog depuis la dernière publication ! Si je pouvais vous proposer du contenu tous les jours, ce serait le top ! Mais avançons pas à pas, et venez donc découvrir mon bilan de la semaine #19 (oui oui, on est toujours en mai).

 

 

fondation

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

En ce début du treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici trois siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

 

Ce que j’en pense 

Tout d’abord, je souhaite remettre ma lecture dans son contexte : je suis totalement novice en matière de SF. Bien sûr, j’ai lu les classiques tels que Bradbury et Huxley, mais ça ne suffit pas à me considérer comme une spécialiste du genre et de ses codes. Mon bilan – davantage des ressentis plutôt que des critiques, vous en aurez convenu depuis le temps – ne répond donc pas à une méthodologie d’analyse pointue, très loin de là. Pour l’instant vous l’aurez compris, je n’ai lu que le tome 1 du cycle de Fondation d’Asimov, et j’ai hâte de poursuivre cette aventure !

En attendant, par où commencer ? Il faut déjà rappeler que ce roman est paru en 1951, il a été écrit dans les années 40, il y a donc 60 ou 70 ans. Ça me paraît important car la « substance » du livre est imprégnée de ce facteur : aussi bien les raisonnements, les théories, que les manières de s’exprimer et les modes de vie, les habitudes nous paraissent actuelles (XXe – XXIe siècles) alors même que l’action se déroule au 13e millénaire et sur plus de 150 ans pour ce seul tome. Or, il me paraît difficile de monter de toutes pièces une pensée nouvelle qui est davantage du ressort de l’évolution des consciences que de la fiction littéraire, en bref qui n’est pas le but de cet œuvre. Par exemple, les femmes sont pratiquement totalement absentes de ces pages, sauf en position d’infériorité : ce n’est que le reflet de la pensée d’il y a 60 ans et je crois qu’on ne peut faire un procès à ce roman pour ça (sinon, parlons de la Bible aussi).

Pour moi, ce roman est un roman sociétal. Sa force, outre sa cohérence remarquable, c’est cette transposition des évolutions de la société dans un univers futuriste. On n’est pas dans une histoire romanesque telle que le film Le Cinquième Elément. On est dans les jeux de pouvoirs qui ont toujours existé depuis la nuit des temps : c’est simplement une explication ludique de l’évolution de la société et des rôles que jouent les différentes forces en présence. Je trouve ce roman criant de vérité dans l’histoire du déclin de l’Empire et dans ses guerres intestines, rythmés par de grandes tendances que l’humanité, réelle, a déjà connues. La psychohistoire, que je rapporterais aux Lumières, l’instrumentalisation de la religion, que nous pourrions illustrer de multiples façons, encore aujourd’hui, l’industrialisation ou les Trente Glorieuses, le commerce ou la mondialisation et le libéralisme montant, les relations diplomatiques de toutes époques.

Pour moi, il ne faut pas chercher plus qu’une vulgarisation des trois millénaires qui sont derrière nous. L’apparente bêtise des monarques belliqueux, les stratagèmes des savants aussi bien que les plans retords des politiciens dans l’âme : il me semble que tout a un sens et qu’il ne faut pas chercher un héros romanesque, car c’est davantage une étude, une analyse des rouages économiques et sociaux qu’Asimov nous propose. C’est aussi pour ça qu’il ne faut pas s’attendre à une stylistique emportée : les personnages se chargent de cet aspect.

Les bons de plusieurs décennies, le fait de passer de personnages à d’autres, balayés par le temps, je conçois que ça puisse être déroutant : moi-même je m’attendais à suivre Hari Seldon et Gaal Dornick tout au long de l’histoire mais non. Pourtant, la 4e de couverture le laissait présager et j’aurais aimé connaître davantage ces premiers héros et la mise en place de la Fondation. Mais ce n’est pas grave : pouvoir constater les impacts de chaque décision sur la suite des événements est aussi intéressant.

Les seuls reproches que je puisse faire, c’est qu’il n’y a pas de descriptions de l’environnement, ce n’est pas du tout visuel. Et le fait que tout se déroule comme prévu, jamais le plan initial n’est contrarié, tout fonctionne ; bien sûr, c’est « prévu » ainsi et les contextes varient, sont documentés, les événements sont liés… Il y a une certaine linéarité dans les circonvolutions qui peut décevoir.

En tout cas, j’ai beaucoup apprécié cette lecture, c’est un livre qui se dévore à toute vitesse (ne serait-ce que pour ne pas perdre le fil). On peut parfois avoir du mal à comprendre les tournures de phrases mais on finit toujours par avoir l’illustration de ce que s’est dit un peu plus tard. Je pense que la SF est un genre qui me plaît (davantage que le fantastique) et que je vais pouvoir creuser, peut-être aussi en choisissant des traitements plus fictionnels que documentaires (si vous avez des idées…), bien que que j’enjoigne tout le monde à découvrir le cycle de Fondation d’Asimov !

Verdict : incontournable et très plaisant !

Je suis dans les cartons, donc impossible pour moi de vous dire quelle sera ma prochaine lecture ! J’irai piocher un bouquin tout à l’heure… 🙂

 

Et vous, que lisez-vous cette semaine ?

 

A très vite !

Imagimarion

 

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