Cinérama, une autre dimension pour ma ville

Bonjour les blogophiles ! 🙂

Je reviens aujourd’hui avec un article inédit : j’inaugure cette section de mon blog ! Mais bien sûr, comme si je ne pouvais pas faire les choses simplement, je ne vais pas vous parler de ciné, ni de tv, ni de séries… mais de théâtre ! Ne fuyez pas, découvrez juste une petite perle ci-dessous…

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L’histoire / le synopsis

Si la ville est un décor de cinéma, nos vies sont des films en temps réel. N’avez-vous jamais observé les passants dans la rue ? Ne leur avez-vous même jamais inventé une vie ? Assis à une terrasse de café, sur une place de Narbonne qui vous sera dévoilée à la dernière minute, soyez les seuls à entendre les conversations de voisins presque comme les autres. Deux scénaristes puisent l’inspiration dans le réel autour d’eux. À moins que ce ne soit la fiction qui se réalise ? Les personnages surgissent, l’intrigue se tisse et vous voici au cœur d’un film inédit à suspense et sentiments, dans lequel Le Parrain croiserait Pretty Woman. Depuis 1999, la Cie Opéra Pagaï crée des spectacles surprenant l’espace public – urbain ou rural – et révèle la fantaisie de l’ordinaire. Théâtre + Cinéma est aussi dans vos rues, bienvenue.

Ce que j’en pense

Une fois n’est pas coutume, mon article d’aujourd’hui ne concerne pas un livre mais de l’art vivant. Comme en ce moment je lis au ralenti, autant vous faire partager d’autres moments suspendus dans le temps. Le théâtre et moi c’est une longue histoire, et même si nous nous sommes un peu éloignés depuis quelques temps, j’apprécie lui rendre visite de temps en temps. Un week-end de début octobre, j’ai retrouvé une pièce que je connaissais : même si la performance a été laborieuse, la complicité qui a lié le public et les comédiens a fait plaisir à tout le monde. Mais ce n’est pas de celle-ci dont je vais vous parler.

Aujourd’hui, je vais vous raconter Cinérama, par la Compagnie Opéra pagaï. Attendez… encore faut-il obtenir des places, car c’est déjà complet ! Après avoir pu accéder au lieu de la représentation les uns après les autres (ouf, tout le monde est là !), voilà qu’on s’installe autour de petites tables, comme au café, devant le Monoprix de la place de l’Hôtel de Ville à Narbonne. Si la journée est belle, on est à l’ombre, ça caille, même à midi passé. On nous fournit des écouteurs avec un récepteur. Puis on nous sert un sirop – je ne sais toujours pas à quoi. Enfin, on nous indique que ça commence.

Deux personnes, un homme et une femme, discutent dans nos oreilles. Nous les cherchons sur la place. La rumeur dans les rangées de tables dit que ce sont ceux-là, à gauche. En effet, les gestes semblent coller aux paroles… et puis plus. On cherche encore. Ah, les voilà ! à droite de la place. Elle est en rose. Ils se déplacent vers le centre. Ça y est, l’histoire commence. Les deux personnages écrivent un film avec les passants, racontent leurs histoires, les mettent en scène. Dans le mouvement ordinaire de la foule se cachent des histoires extraordinaires et personnelles. Des passants ? Pas vraiment. Des comédiens. Ah et puis parfois, un passant oui. On rit. Les gens nous dévisagent, regardent derrière eux, on rit encore plus.

C’est de l’art vivant, mais on est comme au cinéma. Les voix toutes proches de nous alors que les personnages sont à l’autre bout de la place, la description des mouvements de caméra, comme un storyboard, les musiques qui accompagnent l’histoire… Le ton est juste, c’est du cinéma dans du théâtre, et du théâtre de cinéma.

On est dans un cinéma en plein air, où l’intrigue se construit devant nos yeux et sous les yeux de ceux qui ne sont pas dans la confidence. Chacun est complice conscient ou inconscient. Le temps passe, l’intrigue s’installe de plus en plus dans l’espace public. Impossible désormais d’ignorer totalement ce qu’il se passe, car il se passe de plus en plus de choses bizarres sur cette place. Les gens ne voyaient qu’une flopée de personnes rire en regardant dans la même direction, mais maintenant il y a des gens qui se courent après, d’autres qui se crient dessus, d’autres qui dansent. Sous le soleil éclatant, six parapluies s’ouvrent simultanément. Seuls nous comprenons ce que ça veut dire, et c’est super bon. On a de l’ordinaire, on a de l’amour, on a du suspense, on a des courses poursuites, on a du western. Les comédiens vont embrasser ou interpeler des gens qui regardent avec étonnement cet étrange ballet…

Et puis quand ça se termine et qu’on applaudit tous, il y en a encore un bon nombre qui se demande ce qu’il se passe. Tout prête à rire finalement, on rit de l’histoire, on rit de nous-mêmes, on rit des inconnus qui se rendent compte ou non de quelque chose… Et on se sent bien. Le sourire ne quitte pas nos lèvres, on en parle, on ne voit plus notre place de la mairie comme avant, ni les gens. On se sent complices d’un monde parallèle, d’un film qui se tourne, on a envie de voir tout ça sous tous les angles possibles… On aime l’idée que tout le monde a joué le jeu en allant même jusqu’à prêter des balcons, des terrasses de café, des bouts de route pour passer en voiture… Une heure et demie pour voir la ville d’un autre œil…

Verdict : j’adore ! Ce concept n’est apparemment pas une innovation, mais pour moi qui le découvre, c’est un moment insolite très appréciable.

J’espère ne pas vous avoir spoilé le concept et que vous aurez la chance de voir ça un jour. Et en attendant, je me remets à mes lectures… Bientôt un nouvel article 🙂 Je pense que mon défi 52 livres en 2016 est râpé, mais j’espère dépasser la moitié avant la fin de l’année !

A très vite ! 

Imagimarion

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