#27 La Passe-miroir, livre 1 : Les fiancés de l’hiver

Coucou les choux !  

Mes vacances m’auront permis, entre les repas de famille de Noël, les randonnées et les rhumes, de lire un peu (pas assez à mon goût) ! Comme je l’avais prévu, j’ai pu me plonger dans Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos, une petite perle dont je vous fait le bilan ci-dessous… 

 

 

les-fiances-de-lhiver

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel.

 

Ce que j’en pense 

Eh bien, quelle lecture ! Ça faisait longtemps qu’un récit ne m’avait pas tenue autant en haleine ! Vous savez que je suis une fan inconditionnelle de la saga Harry Potter, et qu’aujourd’hui, c’est bien la seule que je relis avec autant de plaisir : comprenez que je choisis rarement mes livres dans le rayon jeunes adultes, et pourtant, voilà une preuve que ce genre peut révéler de belles surprises pour qui n’y est pas accoutumé… La série La Passe-miroir promet de se hisser à la hauteur du monde créé par JK Rowling tant son univers est remarquablement construit, ses personnages sont pleins de reliefs, son intrigue nous mène par le bout du nez. Bon, je ne tiens quand même pas à vous révéler une seule once de l’intrigue 😉

Alors, premier coup de cœur : le monde décrit par Christelle Dabos. Ou plutôt, LES mondes. La Terre s’étant disloquée, il ne reste de la planète que des arches sur lesquelles des dieux ont créé leur famille : donc, à chaque arche sa famille et ses propriétés, et à chaque famille ses pouvoirs. Il y a tellement de détails à découvrir que ce livre aurait mérité de faire le double de sa taille, ne serait-ce que pour profiter davantage d’Anima, l’arche sur laquelle vit Ophélie, l’héroïne. Son monde à elle, ce sont des objets qui ont un caractère, qu’on peut amadouer, qui ont une histoire pouvant être lue, qui se réparent, qui frémissent et respirent. Le monde sur lequel elle est envoyée (par une décision tout à fait despotique), le Pôle et notamment sa capitale la Citacielle, est bien différent. Pour vous donner une idée, c’est « du vernis sur la crasse » comme l’explique un des personnages, mais il y a tellement de magie dans toutes ces descriptions et ces tours de passe-passe que c’est absolument extraordinaire.

Ce qui m’amène à mon deuxième coup de cœur : l’écriture. A l’heure où les rayonnages des centres de culture et loisirs débordent de séries inspirées des fanfictions érotiques, type Cinquante nuances de Grey, que personnellement je trouve déplorables (je suis vraiment désolée mais j’apprécie tellement les mots et ce qu’en ont fait Pennac, Desproges ou autres que je suis très exigeante sur ce point), Christelle Dabos nous offre un style agréable, malléable, maîtrisé, une technique parfaite, une originalité sans conteste, et un sens de l’action et du suspense aussi fort que celui de la psychologie et du détail. C’est très fort ! Merci Christelle Dabos d’offrir, notamment aux adolescents, une leçon de style qui pourra se révéler très pédagogique.

Enfin, troisième coup de cœur : l’intrigue et les personnages bien sûr ! Je tairai toute information sur l’histoire, sauf qu’elle est remarquablement menée, et qu’aucun détail n’est négligé ; que sous les apparences se cachent de multiples pistes et que chacune d’entre elles est suivie. Mais par contre, les personnages… Ophélie ! Quel bonheur d’avoir enfin une héroïne « normale » : un style vieillot, un visage envahi par une paire de lunettes, une taille de puce, bref, une jeune femme quelconque à laquelle on peut enfin s’identifier. Ophélie a cette particularité, outre de savoir lire les objets et de voyager d’un miroir à un autre, d’être une personne intègre et intelligente. C’est grâce à ces qualités et essentiellement grâce à ces qualités qu’elle survit aux épreuves auxquelles elle est confrontée. On ne peut qu’apprécier Ophélie. Thorn… celui qui a tout à cacher et celui à qui, pourtant, on ne peut s’empêcher de faire confiance. Son air austère, froid, agressif, ne parvient pas à éliminer son magnétisme. Même toutes ses responsabilités et toutes ses culpabilités n’empêchent pas de se dire : il fait partie des gentils. Ça, seul l’avenir nous le dira… Berenilde, elle, est venimeuse. Désignée comme la seule personne de confiance, elle est aussi une tortionnaire et une manipulatrice terrible. Pourtant, au fil du récit et malgré ses agissements, elle est sans doute, en effet, une des rares personnes à qui Ophélie devra son salut. Bien que l’objectif de Berenilde soit très certainement purement égoïste. Roseline, la tante d’Ophélie, se révèle une plus belle personne qu’elle n’en avait l’air au début de l’histoire. Au-delà d’être le seul pilier de l’héroïne, le seul lien qui la rattache encore à sa famille, elle est aussi la seule personne qui lui apporte de l’amour, de l’affection, de l’importance : et sur le Pôle, c’est un sentiment qui ne court pas les rues. Les quelques personnages secondaires valent aussi leur pesant d’or, et même s’ils interviennent plus rarement, ils sont aussi bien construits que les héros.

Pour terminer, quelque chose qui n’a pas du tout, mais vraiment pas, été un coup de cœur : la fin ! Mais enfin, comment peut-on laisser le lecteur ainsi sur sa faim ?? J’ai hâte de me procurer le deuxième tome, mais en même temps pas trop, parce que quand je l’aurai fini, je sais qu’il n’y aura pas tout de suite de troisième tome. Et ça, c’est dur !

Verdict : gros coup de cœur !

Psst, je crois bien que ma copine Bouch’ a pensé tout pareil ici !

Demain, j’ai bien envie de vous livrer ce que j’ai pensé de Harry Potter et l’enfant maudit… On se retrouve très vite alors ! 🙂

Et vous, que lisez-vous en cette fin d’année ?

 

A très vite !

Imagimarion

 

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