#1 L’indolente – Le mystère Marthe Bonnard

Bonjour les amis !  

TADAM, premier bilan de l’année 2017 ! Je suis très contente de vous retrouver et j’espère que nous allons pouvoir davantage discuter ensemble. Pour commencer, voici ci-dessous mon avis sur L’indolente de Françoise Cloarec. 

 

indolente

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

Qui est Marthe Bonnard ?

Toujours jeune, souvent nue, on la voit sur les toiles des plus beaux musées du monde, pourtant elle reste mystérieuse. Elle se dissimule dans la lumière du peintre Pierre Bonnard, avec qui elle partage sa vie entre 1893 et 1942. Durant cette période, le couple voyage beaucoup, au rythme de la santé fragile de Marthe, et noue des amitiés dans le monde de l’art – Monet, Vuillard, Signac, Matisse…

Derrière les couleurs, le « peintre du bonheur » cache ses fantômes et ceux de sa femme. Ensemble ils n’auront pas d’enfants, mais ils feront une œuvre.

À la mort de Pierre, veuf depuis cinq ans, leur histoire d’amour déclenchera une affaire judiciaire retentissante, émaillée de divers rebondissements. Car l’orpheline qui se disait être Marthe de Méligny avait une famille et un autre nom.

 

 

Ce que j’en pense 

Sitôt déballé, sitôt entamé ! L’indolente faisait donc partie de mes cadeaux de Noël et j’ai décidé de le commencer pendant mes congés, pour être toute à lui… en effet, peu habituée au genre (biographie), au sujet (la muse d’un peintre) et au style, ne connaissant pas non plus l’auteur, j’ai préféré jouer la sécurité et profiter de longs moments de calme pour l’aborder. Bien m’en a pris car la lecture ne fut pas aisée ! Je ne cache pas que je ne raffole pas des biographies, et que je n’ai aucune culture relative à la peinture.

Si le début de ma lecture a été laborieux, je me suis finalement laissée prendre par le récit ! Nous suivons la vie du peintre Pierre Bonnard et de sa femme Marthe de Méligny, dont le vrai nom est Maria Boursin. De leur rencontre jusqu’au procès retentissant de leur succession plusieurs années après leur mort. A travers de courts chapitres couvrant soit des périodes soit des thèmes, on découvre la vie de Pierre et de Marthe, leur relation, leurs amitiés, leur caractère, leurs démons. Ce n’est pas toujours facile à suivre : parfois les périodes – plus ou moins longues – se chevauchent, ou des anecdotes sont livrées dans des chapitres ne correspondant pas à la période indiquée. Mais globalement, la chronologie suit son cours. Si j’ai trouvé quelques longueurs au début, j’ai dévoré la deuxième moitié !

Tout commence avec la rencontre entre Pierre Bonnard et Marthe de Méligny. Lui, peintre en devenir, elle, orpheline, d’un milieu aisé. Pourtant, Marthe s’appelle en réalité Maria Boursin et a toujours sa famille, d’origine plutôt modeste. Mais Marthe a décidé de rayer Maria de sa vie. La vie que vont mener les deux amants semble alors simple : Pierre peint, met en couleurs ce qu’il ressent hors de tout courant artistique, il peint beaucoup Marthe aussi, des centaines de fois au cours de leur vie. Marthe, elle, vit aux côtés de Pierre, s’emploie à soigner sa maladie – l’asthme. Ils ne restent jamais longtemps quelque part, entre les cures de soins de Marthe et leurs pied-à-terre à Paris, en Normandie, sur la côte d’azur… De nombreux amis amoureux de l’art gravitent autour d’eux au fil des années : des marchands d’art, des galeristes, des peintres aussi comme Vuillard ou Matisse.

Mais Maria, en ayant fait le choix de devenir Marthe, a caché un pan de sa vie qui demeure aujourd’hui encore un mystère. Elle a fait le choix de se donner entière et neuve à Pierre Bonnard, peut-être en attendant de même, et a sans le savoir changé beaucoup de choses pour les artistes. Marthe s’entend avec assez peu de leurs amis, et se montre tout à fait secrète avec eux, comme avec son amant. Personne ne sait rien d’elle avant sa rencontre avec Pierre. D’année en année, elle réclame toujours davantage l’attention de Pierre, surtout dans les moments où sa maladie l’affecte le plus, le coupant par conséquent toujours plus du monde extérieur. Jamais il ne lui en tiendra gré : tout comme Marthe a mis son existence au service de Pierre, la peinture de l’artiste n’existerait pas sans Marthe. Même lors de leur mariage, quand Pierre découvre le vrai nom de Marthe, l’information est aussitôt enfouie. Mais cette vie de couple en autarcie va entretenir le mystère de Marthe Bonnard.

Puis elle finit par mourir, et Pierre cinq ans après. Quand se pose la question de la succession, les deux amants étant mariés sans enfants, sous le régime de la communauté de biens, et Marthe n’ayant pas de famille, cela s’annonce simple. Mais la vérité finit par éclater, Marthe a des héritiers, et un long combat judiciaire autour des oeuvres de l’artiste s’engage. Il mènera a une jurisprudence puis des décisions législatives historiques : les oeuvres d’un peintre lui appartiennent tant qu’elles n’ont pas été vendues ou cédées.

Le voile ne sera jamais complètement levé sur l’histoire de Marthe Bonnard, mais je comprends enfin pourquoi cette biographie romancée existe. J’ai passé un excellent moment et je peux désormais dire que j’en sais un peu plus sur quelques peintres du XXe siècle !

Verdict : prenant.

Pour ma deuxième lecture de l’année, j’ai décidé de tester ma liseuse ! Avec Désolée, je suis attendue de Agnès Martin-Lugand. J’essaie de vous retrouver ce weekend pour le bilan, si j’ai fini d’ici là !

Et vous, que lisez-vous en ce début d’année ?

 

A très vite !

Imagimarion

 

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