#16 La petite boutique des rêves

Coucou les choux !  

Alors, avez-vous pu profiter d’un week-end de trois jours ? J’espère que oui, et pour ceux qui n’ont pas eu cette chance, je vous souhaite plein de courage ! Je suis ravie de vous retrouver pour vous livrer mon bilan #16, sur un roman que j’ai dévoré tout au long du week-end.

 

 

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

Lucky, jeune garçon de quatorze ans, rêve de faire un jour gagner la Coupe du monde de football à son équipe. Son père Jinan, d’origine bangladaise, est un brillant avocat londonien. Sa mère Delphine est une Française aussi raffinée que désoeuvrée. Après une belle carrière dans le marketing, elle a arrêté de travailler à la naissance de Lucky et vit désormais dans une aisance que toutes ses amies lui envient mais qu’elle trouve terne. Son plus grand malheur serait-il d’avoir réalisé ses rêves trop tôt ? Zaki, le père adoptif de Jinan, tient une boutique dans laquelle Lucky vient volontiers se réfugier quand il est en proie aux doutes ou aux chagrins de son âge. Delphine a connu Zaki, son truculent beau-père, bien avant Jinan. Avec lui la vie se parait des couleurs de la passion et de l’imprévu. Zaki, le joueur, le blagueur, détient-il la clé du dernier rêve de Delphine ? Dans un rythme mené tambour battant, l’auteur écorne avec brio l’image lisse du multiculturalisme « réussi » qu’elle semblait elle-même proposer en ouverture. Un roman à deux voix sur un secret de famille bien gardé.

Ce que j’en pense 

Je découvre avec La petite boutique des rêves la plume de Roopa Farooki. Autant vous le dire tout de suite : j’ai dévoré ce roman. Je l’ai lu avec une grande facilité, bien que parfois, quelques longueurs m’ont fait espérer connaître la fin de ce récit.

La petite boutique des rêves est l’histoire de plusieurs membres d’une famille, distillée de façon décousue au fil du livre, faite de bons dans le passé en parallèle d’une période d’abord assez resserrée dans le temps, puis qui court sur quelques années puis sur des décennies vers la fin. Si cela a pu être une des critiques principales sur ce livre, je trouve au contraire qu’il était judicieux de procéder ainsi : car le passé et les secrets des personnages trouvent bien mieux leurs explications et leurs conséquences dans le récit du présent. Une autre critique formulée a été celle du choix des personnages, aisés qui se complaisent dans leur marasme alors qu’ils débordent d’argent, ont réalisé leurs rêves, n’ont aucun problème majeur. Justement, pour moi cela fait partie des thèmes au coeur de cette histoire, qui déconstruit l’idée de la réussite et du bonheur.

La galerie des personnages, de Zaki le grand-père d’origine bangladaise, joueur, libre et sûr de lui, à Delphine, landaise expatriée en quête de l’accomplissement de soi dans tous les domaines, en passant par Jinan, fils adoptif de Zaki et mari de Delphine, enfant blessé, et Lucky, garçon de Delphine et Jinan, jeune footballeur prodige, chacun a son rêve qu’il parvient à réaliser, jusqu’à ce qu’il se demande si c’était vraiment le seul but à poursuivre de toute une vie.

Les décisions, passées et présentes, peuvent mener à accomplir un rêve ou un objectif. Mais que reste-t-il après cela, à poursuivre ? Lorsqu’on est arrivé au but et qu’on se dit qu’on aurait dû faire autrement, car on y a laissé des plumes, qu’on a sacrifié ceux qu’on aime, et que finalement ça n’en valait peut-être pas la peine.

Les personnages, leurs pensées, ressentis, remords et regrets, espérances, douleurs, sont exposés très finement. J’ai vraiment, vraiment beaucoup apprécié cela. Les mots en disent parfois beaucoup plus que des images, et un film n’aurait pas pu livrer ce foisonnement de sentiments. Je dis ça, car les descriptions sont aussi très visuelles et auraient pu donner une belle adaptation dramatique. Une anecdote : j’ai visité Londres en janvier, et je suis littéralement tombée amoureuse de cette ville. J’ai donc été ravie de « reconnaître » plusieurs endroits de la capitale dans le roman, même si je ne les ai pas forcément visités : des stations de métro aux rives de la Tamise, j’ai été à nouveau transportée. J’ai hâte d’y retourner !

Je ne peux pas vous livrer davantage d’explications, car ce roman est un récit de société plus que d’action, d’ambiance familiale plus que de drame. Le résumé en dit déjà bien long !

Verdict : excellent roman que je vous conseille.

 

Je n’ai pas encore choisi ma prochaine lecture, mais je compte bien me plonger cet après-midi dans un nouveau récit… peut-être avec un peu d’humour, ça changera un peu ?

Que lisez-vous en ce moment ?

A très vite !
Imagimarion

 

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3 réflexions sur “#16 La petite boutique des rêves

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