#17 Le mec de la tombe d’à côté

Coucou les choux !  

Je suis très contente de vous retrouver pour un petit bilan aussi vite : c’est plutôt une bonne chose car cela veut dire que j’ai englouti mon roman ! Bon, sinon, il va aussi falloir que je refasse un petit tour complet de vos blogs, je n’ai pas vraiment eu le temps ces temps-ci. 

 

 

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d’à côté, dont l’apparence l’agace autant que le tape-à-l’oeil de la stèle qu’il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s’en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d’autodérision. Chaque fois qu’il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.

Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis… C’est le début d’une passion dévorante. C’est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d’amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Ce que j’en pense 

Ça faisait quelques années maintenant que j’avais ce roman dans ma bibliothèque. Je l’avais acheté parce que la couverture me faisait envie, c’était juste avant qu’il rencontre le succès qu’on lui connaît. Quelques temps après, j’ai vu qu’il était adapté au théâtre (et en film je crois, non ?). On en parlait partout. Et finalement, j’ai décidé de ne pas le lire, de le mettre de côté un moment, le temps de l’oublier un peu. Car lorsqu’on commence à faire tout une montagne d’un livre, je trouve qu’il perd un peu de sa saveur et de sa magie pour moi, que je n’en ai plus tout à fait l’exclusivité. Cette semaine, j’ai donc décidé de m’y mettre, enfin, car le temps était venu.

Ce roman m’a procuré un sentiment très bizarre. Alors que je l’ai terminé il y a deux jours, j’en garde un très bon souvenir (surtout que j’ai découvert qu’il y avait une suite, malheureusement j’en ai un peu trop lu sur internet et je n’aurai pas vraiment de surprises). Mais il n’a pas fait l’unanimité dans mon cœur tout de suite, je m’explique.

J’ai lu normalement tout le début. Et puis il s’est passé quelque chose d’extraordinaire, qui prouve que l’auteure a été très forte. Alors que je trouvais juste l’écriture et les personnages pas très profonds (je sortais de La petite boutique des rêves, donc compliqué d’avoir mieux), les relations entre les deux personnages ont commencé à s’effriter. J’ai lu d’une traite les derniers trois quarts, et j’ai ressenti ce que ressentaient les personnages, je les ai compris, je ne les ai pas compris, ça m’a fait du mal, ça m’a fait rire, j’ai eu envie de les secouer, de les consoler, de les engueuler. J’ai tellement ressenti leur énervement que je me suis moi-même énervée, mon chéri d’amour peut en témoigner, je lui ai dit que j’étais énervée ! – Pourquoi ? – Je sais pas, je suis juste énervée !

Désirée et Benny sont têtus comme des mules. Ils m’ont aussi paru l’air plus vieux qu’ils ne le sont, étrangement. Mais on s’attache aux deux, car chacun raconte son histoire, ses joies et ses doutes à tour de rôle. Ils sont tout en contradictions, en espoirs et en désespoirs. A parler d’avoir un enfant ensemble pendant leur deuxième rendez-vous, ils s’étripent ensuite sur le refus de se mêler de la décoration de l’autre après plusieurs mois.

Car ce sont deux mondes qui s’opposent : la citadine et le paysan, le confort et le vital, la culture et la décompression, le choix de la raison et le choix du cœur. Comment concilier deux rythmes de vie, deux visions du travail, deux types de responsabilités si différents ? Le roman éclaire nos façons de vivre et leurs évolutions, notre capacité à nous adapter ou non, à ne pas se montrer égoïste ou si. Ce roman montre aussi qu’aujourd’hui, on ne sait plus simplement profiter de ce que la vie nous offre : on s’arrête aux obstacles, qui nous paraissent insurmontables, mais qui sont surtout insignifiants, pas vitaux.

En bref, malgré une écriture qui m’a parue trop « de surface » au début, j’ai finalement accroché et je ne pouvais plus détacher mes yeux du livre. Il y a beaucoup d’humour dans ce roman, même si parfois cela ressemble à du sarcasme, de l’aigreur, de la méchanceté. Moi qui voulais retrouver une histoire d’amour à la façon Elizabeth Bennett et Mr Darcy, non consensuelle et butée, je pense que Désirée et Benny ont su me l’offrir. Sans aller jusqu’à comparer les deux romans, bien entendu.

Verdict : touchant, vivant.

 

Déjà plongée dans Jours d’orage de Kressman Taylor, j’espère vous retrouver ce week-end entre mes petites visites au Salon du livre du Grand Narbonne ! Enfin, si j’ai eu le temps d’écrire mon bilan, of course 🙂

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

A très vite !
Imagimarion

 

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3 réflexions sur “#17 Le mec de la tombe d’à côté

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