#20 La femme qui avait perdu son âme

Coucou les choux !  

Et bien, j’en ai mis du temps à revenir ! Je n’ai même pas eu le temps de participer au throwback thursday livresque la semaine dernière. J’étais plongée dans un excellent roman dont je vais vous livrer mon bilan. 800 pages, cinq décennies, espionnage et géopolitique… et de fréquents retours en arrière pour s’y retrouver, pour comprendre. Voilà pourquoi j’ai pris tant de retard ! Ajoutez à cela la reprise du travail, et le temps libre passé en famille ou dehors avec le beau temps, pas évident d’engloutir à toute vitesse un énorme pavé ! Allez zou, vite au bilan #20 !

 

 

 

L’histoire / Que dit la 4e ?

Jackie Scott, alias Renee Gardner, aussi connue sous le nom de Dottie Chambers ou Dorothy Kovacevic, est retrouvée morte au bord d’une route en Haïti. Qui était-elle réellement et dans quelles circonstances vient-elle de disparaître ce jour de 1998 ?

Nombreux sont les hommes qui aimeraient répondre à ces questions et comprendre cette femme qui les obsède. De l’avocat Tom Harrington au membre des forces spéciales américaines Eville Burnette, chacun tente de rassembler les pièces du puzzle.

Mais comment percer le mystère de cette fille de diplomate, familière depuis toujours de ceux qui façonnent l’histoire du monde dans l’ombre des gouvernements.

La femme qui avait perdu son âme est une fresque envoûtante qui traverse cinq décennies de l’histoire d’un père et de sa fille. Entre roman d’amour et thriller, Bob Shacochis nous entraîne à travers les conflits du monde moderne sur les traces d’une héroïne inoubliable.

Ce que j’en pense 

Voilà près de 800 pages d’un roman fascinant, dérangeant, haletant. Cinq longues parties qui nous plongent dans des époques différentes, dans des endroits aux quatre coins de la planète et dans la vie de quelques personnes, des vies qui s’entrecroisent et sont irrémédiablement liées. La femme qui avait perdu son âme de Bob Shacochis est un roman d’espionnage avant tout, même si on ne s’en rend pas tout à fait compte avant un bon tiers, voire la moitié du livre.

Que j’ai aimé ma lecture ! C’était loin d’être facile à lire, au contraire. La construction du roman est déroutante mais participe aux mystères et leurs révélations. Les cinq parties se déroulent à des époques différentes, d’abord dans ce qu’on croit être le présent, puis très loin dans le passé avant de revenir un peu, pour finalement passer dans un nouveau présent. Les personnages principaux de chaque partie, ceux que l’on suit, changent bien sûr, mais nous les retrouvons systématiquement sur le chemin d’une autre partie. Les dialogues, non ponctués, sont difficiles à suivre : si bien que j’ai parfois dû reprendre un peu plus haut pour savoir qui parlait. Le récit est truffé d’anecdotes, de flashs back, d’introspections qui éloignent du sujet. Il y a beaucoup de détails, sur les bruits, les odeurs, les sensations, en plus de tout ce qui peut se voir. Tout cela pourrait paraître de trop, mais ça ne l’est définitivement pas : sans cela, ce roman ne serait pas ce roman.

J’ai été choquée par bien des passages, par leur violence, les détails sanglants de la chair et de l’esprit, par leur caractère malsain, pervers, par cette horreur qui nous submerge quand on apprend la vérité, ou plutôt les nombreuses petites vérités, demi-vérités, les suggestions, les insinuations.

Les personnages sont plus vrais que nature, leurs capacités sont loin d’être hollywoodiennes : les faits se rapprochent plus de la réalité, en tout cas j’imagine, que des blockbusters. Cette intrigue à tiroirs, entre l’action et l’administration, est extrêmement pointue, le puzzle se mettant en place seulement dans les deux dernières parties.

Les deux premières parties se déroulant en Haïti puis en Croatie et faisant appel à de nombreuses connaissances historiques et géopolitiques, il m’a été nécessaire de faire quelques recherche en cours de route pour comprendre un tant soit peu les événements et les manoeuvres. Je voulais absolument avancer dans ma lecture, si bien que je n’ai survolé que quelques informations concernant ces pays mais j’aurais souhaité en savoir plus : décidément j’ai oublié les moindres détails des cours d’histoire ! Je pense qu’en connaître davantage sur les conflits du monde m’aurait aidée énormément dans ma lecture.

Je ne peux que vous conseiller ce roman, en sachant qu’il est très long et difficilement abordable : prévoyez donc de longues plages de lecture et non pas 5 minutes pas-ci par-là. Merci Sandrine, grâce à qui La femme qui avait perdu son âme est entrée dans ma bibliothèque ! C’était vraiment une excellente lecture.

Verdict : excellent, coup de coeur.

 

J’ai déjà commencé Elle & Lui de Marc Lévy, histoire de redescendre un peu, de lire un roman plus abordable 🙂  Certes, le style est bien moins élaboré, mais ça fait du bien aussi !
Je vous retrouve jeudi pour le throwback thursday, double ration bien sûr 😀

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

A très vite !
Imagimarion

 

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4 réflexions sur “#20 La femme qui avait perdu son âme

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