#26 Les péchés de nos pères

Coucou les choux !

Me revoilà pour vous livrer mon bilan #26, un peu en retard. Je me rends compte qu’en congés, je suis toujours à droite à gauche, et je n’avance pas dans mes lectures ! Un seul livre lu en une semaine, j’espérais mieux avec toutes mes journées de libres 🙂 Enfin, en attendant, voici un bilan positif ci-dessous !

 

 

De Lewis Shiner, chez Sonatine Editions. 590 pages.

L’histoire / Que dit la 4e ?

Lorsque Michael arrive à Durham, en Caroline du Nord, pour accompagner son père mourant, il ne connaît que très peu de choses de la ville. C’est pourtant le berceau de sa famille, ses parents y ont vécu jusqu’à ce qu’il vienne au monde, avant de s’installer au Texas. Et c’est là que Michael va faire une étrange découverte, relative à sa naissance.

Ce n’est que l’un des nombreux secrets et non-dits familiaux, et tous semblent liés à la destruction, à la fin des années soixante, d’Hayti, le quartier noir de Durham. À l’époque, celle de la lutte pour les droits civiques, ce haut lieu de la culture afro-américaine, symbole de liberté dans une région confite dans ses vieilles valeurs conservatrices, a été endeuillé par un meurtre jamais élucidé.

L’assassinat d’un homme, la mort d’un quartier, d’une culture, Michael n’aura d’autre choix que de faire toute la lumière sur ces événements afin de lever le voile sombre qui recouvre son identité. Il est loin de se douter qu’il va ainsi réveiller de vieux fantômes, initier de nouvelles tragédies et mettre sa vie en péril. C’est le début d’une course contre la montre, aux multiples retournements, à l’issue incertaine.

Comment l’histoire d’un pays influe sur celle des individus, comment les fils doivent affronter les péchés de leurs pères, tels sont quelques-uns des thèmes évoqués dans ce roman à l’intrigue palpitante, qui est aussi un chant d’amour à la culture noire et une évocation enflammée des luttes sociales des années soixante.

Lewis Shiner outrepasse ici les limites du thriller pour nous offrir une véritable fresque, construite autour d’un épisode honteux et bien réel de l’histoire des États-Unis.

Ce que j’en pense 

Cela faisait très très longtemps que ce roman était dans ma PAL ; pour tout vous dire, je ne me souviens pas du tout où je l’ai acheté, ni de la quatrième de couv. Je pense que c’était le bon moment pour le lire : il y a quelques années, sa noirceur et son sujet très lourd auraient été inabordables pour moi.

Qu’on se le dise : c’est un très bon roman. Vraiment, un très bon roman, malgré quelques défauts. Lewis Shiner nous plonge dans une fresque familiale et sociétale de plus de quarante ans, dans un des Etats du sud des Etats-Unis, en plein dans la lutte contre la ségrégation raciale qui n’a jamais réellement cessé. Au travers d’une histoire de famille sordide, l’auteur nous dépeint l’histoire et la décadence d’une ville, d’un quartier noir broyé par les blancs, comme un pied-de-nez à une nouvelle législation favorable à l’intégration des noirs.

De nos jours, Michael cherche à comprendre d’où il vient. Il a conscience au fond de lui que de nombreux secrets ont entaché son histoire familiale, mais il ne se doutait pas à quel point. Des premières découvertes jusqu’au récit de ses deux parents, c’est toute sa vie qui bascule, son fondement même. Transportés entre l’action présente, entrecoupée des deux longues parties narrées par ses parents, nous découvrons les luttes de pouvoir qui ont décidé du sort de milliers de gens, les paradoxes de la haine raciale, les conséquences des relations entre les noirs et les blancs, au travail, dans la rue, au sein même des foyers, nous découvrons aussi la culture de chaque protagoniste. Nous comprenons aussi à quel point le milieu dans lequel nous grandissons nous emprisonne dans une vision, peu importe notre origine, et surtout à quel point il est difficile de s’en défaire.

L’enquête que mène Michael est pleine de rebondissements et nous entraîne sur de nombreuses pistes, avec bien des rebondissements. Des incompréhensions ou des mystères s’expliquent avec les témoignages de tous les personnages, chacun n’ayant qu’une partie de l’histoire, comme dans tout bon thriller.

D’ailleurs, je n’avais pas compris que ce roman était avant tout un thriller, c’est pourquoi j’ai été assez étonnée par la tournure des événements dans la partie concernant le présent. Si une affaire vieille de trente ans est le prétexte à de nombreuses découvertes, l’action policière du présent est pour moi tombée un peu à l’eau. Je ne saurais pas dire précisément pourquoi : c’est juste une impression que l’auteur a voulu trop en faire… Pour ce qui est de la fin, le dernier rebondissement qui pourrait être un peu tiré par les cheveux, est malgré tout efficace !

Verdict : très bon.

 

Bon, je ne sais pas dans quoi me plonger maintenant… Un gros pavé, histoire de profiter de ne pas avoir à le trimballer ? Ou bien un petit poche, rapide à lire et me permettant peut-être d’entamer une autre lecture dans trois jours ? Dilemme dilemme ! 😀

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

A très vite !
Imagimarion

 

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