#27 Les roses sont éternelles

Coucou les choux !

Je vous retrouve bien vite pour vous faire part de mon bilan #27 ! Une petite lecture qui m’a fait du bien, et qui m’a rappelé qu’ici et maintenant, nous sommes bien lotis ! Et aussi, que nous oublions un peu trop les fondamentaux de la vie…

 

 

De Françoise Bourdon, chez Calmann-Lévy. 248 pages.

L’histoire / Que dit la 4e ?

Le monde change, les époques se succèdent mais le coeur humain ne varie pas et la quête du bonheur est un perpétuel recommencement. C’est ce que nous montrent Aurélie, créatrice de santons dans le Comtat-Venaissin, Hector, faïencier à Apt, Félicien, paysan des Alpes de Haute-Provence, ou Madeleine, ouvrière de la chaussure à Romans, dont Françoise Bourdon entrelace les destins sur plus d’un siècle au fil des générations.

Aussi humbles soient-elles, ces existences n’échapperont pas aux cruautés de la grande histoire ni aux injustices du sort. Sans pourtant renoncer à l’espérance…

Ce que j’en pense 

J’ai succombé à ce roman qui promettait une douce parenthèse dans mes congés mouvementés. Il a tenu ses promesses ! Les roses sont éternelles regroupe quatre nouvelles, s’étendant sur plus d’un siècle de 1804 à 1934, racontant quelques années de la vie de chacun de nos héros. Toujours avec en toile de fond, l’Histoire, du Premier Empire aux prémisses de la Seconde Guerre mondiale, ce sont des histoires de gens ordinaires qui nous sont contées. Toutes se déroulent dans le sud de la France, en Provence, en Roussillon, dans le Vercors.

J’ai trouvé dans ce roman de la douceur, mais attention, chaque histoire de vie comporte son lot de malheurs et pas des moindres : essentiellement la perte, que ce soit la disparition ou la mort d’amants, d’épouses, d’enfants, ou même d’une famille entière… Dans les guerres et les génocides. Car oui, en 1804, celui qu’Aurélie espérait épouser est mobilisé sur les campagnes de conquêtes de Napoléon Ier ; plus tard, c’est Hector qui a perdu sa femme ; au début de la Première Guerre mondiale, Félicien a perdu son fils sur le front et sa femme en est morte de chagrin, alors même que Marianne se désespère d’avoir des nouvelles de son soldat de mari ; Madeleine aussi perdait son amant à la guerre, alors qu’en 1915 la famille entière de Méliné disparaissait pendant le génocide arménien. L’horreur de la guerre et des conflits est bien présente dans le livre de Françoise Bourdon, et pourtant, elle a réussi à rendre ses histoires douces.

D’abord par son style : ce n’est pas l’Académie française évidemment, mais cet accent que l’on entend dans chaque mot nous berce tout au long du roman. Il confère aux histoires une authenticité et une familiarité qui nous rapproche considérablement des personnages. Peut-être parce que je suis Languedocienne ? En tout cas, l’argot et la sonorité des mots choisis ont été une douce mélodie pendant ma lecture.

Ensuite par la force de ses personnages : autant dire qu’aujourd’hui, je ne suis pas sûre qu’on puisse se montrer aussi humble, solidaire et résistant face à des épreuves terribles qui entraînent tout un peuple dans la douleur. Les personnages de Françoise Bourdon recèlent d’énergie pour continuer à vivre et faire vivre les leurs. L’indifférence aux conventions, l’entraide, le sacrifice. Tout n’est pas bon à prendre dans les principes d’autrefois, mais peut-être faudrait-il se rappeler d’où l’on vient et pourquoi nous sommes ici.

Enfin, par la passion qui anime ses personnages : Aurélie et ses santons, Hector et sa faïence, Félicien et ses truffes, Madeleine et ses souliers. Que ce soit du travail ou un passe-temps, dans chaque nouvelle, il y a cette idée de partage et de transmission. Le désir de s’émanciper, d’entrer dans un monde réservé à d’autres, le rêve de vivre de ce que l’on aime, ou encore l’envie de partager son savoir… ce sont des choses que l’on retrouve aujourd’hui sous d’autres formes : blogs, cours, apprentissage familial… mais j’avoue que cela m’a plus émue de voir partager cette fierté d’un travail accompli quand il avait une vraie valeur, je veux dire dans le sens où on ne passait d’un hobby à l’autre comme aujourd’hui, ère du zapping.

Voilà mon sentiment sur ce roman, pas prétentieux ni ambitieux à mon sens, mais qui m’a fait réfléchir à l’importance que l’on donne aux choses. Je me suis sentie apaisée pendant toute ma lecture, ça m’a fait beaucoup de bien de faire cette petite « pause » !

Verdict : un bon moment.

 

Et bien voilà, je retourne dans ma bibliothèque trouver ma prochaine lecture !

Et vous, que lisez-vous, pendant ces vacances ou entre les heures de travail ?

A très vite !
Imagimarion

 

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