Throwback thursday livresque – La compil’ de l’automne 2018 !

Le Throwback Thursday livresque est un rendez-vous organisé par Bettie Rose Books, dont le principe est de partager chaque semaine le souvenir d’une lecture, ancienne ou récente, autour d’un thème.


Coucou les choux !

Etant donné que j’ai raté tous les TBTL depuis le mois de juillet, j’ai décidé de faire un article spécial pour les sujets d’octobre et novembre ! Je ne suis pas remontée plus haut, je n’avais pas le courage… Et je me rends compte que je commence à réutiliser encore et encore les mêmes livres pour illustrer les thèmes. Autrement dit : je ne lis pas assez pour renouveler le stock d’idées ! 😀

 

Jeudi 3 octobre – Livre préféré de l’été 2018

Un autre regard d’Emma

En revisitant avec beaucoup de justesse et d’engagement, des sujets tels que le sacro-saint instinct maternel, le baby blues, l’histoire du clitoris ou encore les réfugiés, Emma parvient à remettre en question des vérités qui pouvaient paraître établies. Cette bande dessinée est aussi drôle que touchante et instructive.

Ce que j’ai apprécié dans cette BD, bien sûr tout comme sur ce qu’elle publie sur les réseaux sociaux où je l’ai découverte, c’est la pédagogie qui se dégage dans la manière dont elle traite les sujets sociétaux. Même si parfois je trouve son point de vue partial, que le propos mériterait d’être davantage nuancé, c’est que les explications et les arguments sont limpides et accessibles et permettent réellement de mettre en question les problématiques traitées. Pour ce qui est des dessins, leur simplicité et leurs couleurs captent l’œil sur l’essentiel : ils sont donc parfaitement adaptés aux sujets militants abordés par Emma.

 

Jeudi 11 octobre – Écureuil (un livre pour lequel j’ai économisé)

Les quatre premiers tomes de la série Harry Potter de JK Rowling
en édition deluxe chez Gallimard

Mouiiiii bien sûr, je craque toujours avec Harry Potter. Certains m’ont été offerts mais je m’étais fait cadeau du premier il me semble. Ces ouvrages reliés avec couverture rigide et coffret sont si beaux. Je n’ai pas toute la collection, et aujourd’hui je suis bien plus raisonnable avec ça (petite maison, petite crevette à venir, bref, il ne faut plus se laisser envahir), mais je suis très très fière d’avoir ma petite collection HP sur une étagère dédiée dans ma bibliothèque !

 

Jeudi 18 octobre – Super Méchant

Les arcanes du chaos de Maxime Chattam

Célibataire parisienne sans histoires, Yaël est loin de se douter qu’il existe des secrets qui mettent en danger ceux qui les découvrent. Le jour où des ombres apparaissent dans ses miroirs pour lui parler codes secrets et sectes millénaires, elle se croit folle ou possédée.
Projetée dans un jeu de piste infernal, pourchassée par des tueurs, Yaël se retrouve au cœur d’une lutte ancestrale. Des catacombes de Paris aux gorges hantées de Savoie, jusqu’au New York des milliardaires, la vérité ne doit pas survivre.
Qui n’a jamais rêvé de tout savoir sur l’assassinat de JFK ? Sur le 11 septembre ? Et si l’histoire n’était que manipulation ? Quand le diable s’en mêle, la terreur ne fait que commencer…

C’est le super méchant au sens de l’organisation ici ! La première chose que j’ai appréciée dans ce roman : la documentation concernant notamment les grands mouvements géopolitiques. C’est vraiment un récit qui peut mener à la paranoïa. L’histoire est véritablement haletante, romancée et accessible. Plausible, sans doute pas, mais est-ce vraiment ce que l’on demande ? Je me suis prise à espérer, à ne plus y croire, à m’interroger sur notre réalité, à donner crédit à ce que l’auteur nous raconte, à vouloir creuser beaucoup plus loin… jusqu’à l’apothéose, que vraiment, vraiment je n’ai pas vu venir, et là j’ai été scotchée au mur. Mission réussie, donc. Personnellement, il m’a été impossible de le lâcher !

 

Jeudi 25 octobre – Frissons, sang, horreur, thriller, angoisse, suspens…

Du feu de l’enfer de Sire Cedric

Manon maquille les cadavres, Ariel maquille les voitures. Elle est thanatopractrice, il est délinquant. Ils sont frère et soeur. Un jour, l’une des combines d’Ariel tourne mal et Manon se retrouve complice malgré elle. Lorsque les assassinats les plus sordides s’accumulent autour d’eux, traçant un jeu de piste sanglant vers une secte satanique, le capitaine Raynal s’intéresse à leur cas. Commence alors une traque qui brouillera les limites entre alliés et prédateurs et mettra à l’épreuve les liens du sang.

Un vrai page turner, un rythme soutenu, porté par des chapitres courts, des points de vue qui alternent, et des fins de chapitres qui tombent comme des couperets et empêchent de refermer le livre pour aller manger. L’intrigue est rondement menée et sa structure m’a largement fait penser à celle de Maxime Chattam dans Les arcanes du chaos, que j’avais également trouvé haletant et que je n’avais pu lâcher. J’ai détecté les fausses pistes et je me suis doutée assez tôt de la tournure des événements. C’est ce qui me fait dire que peut-être, la ficelle était un peu grosse, ou la structure abordée de façon trop académique, car je n’ai pas été surprise par les derniers rebondissements. Mais c’est un vrai bon livre dont j’ai apprécié la lecture !

 

Jeudi 1er novembre – Deuil

Le temps est assassin (audiolivre) de Michel Bussi

Eté 1989
La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne. Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé. A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre. Une lettre signée de sa mère. Vivante ?

Je ne lis pas vraiment de livres dont le sujet principal est le deuil. Mais j’ai pensé à celui-ci, bien que je ne l’aie pas aimé et que je n’aie pas fait de chronique dessus. Clotilde, l’héroïne, revient faire le deuil de sa famille sur les lieux de l’accident qui l’a emportée. Mais tout ne se passe pas comme prévu… Cela dit, ce n’est pas un roman que je vous recommande pour sa qualité sur le travail de deuil ! Je l’ai trouvé mauvais en tous points : les personnages, l’intrigue, le style. Je ne connais même pas le dénouement, car je l’écoutais le soir pour m’endormir.

 

Jeudi 08 novembre – Fantasy, fantastique, magie, SF, irréel, incroyable, miracle, au-delà, anges et créatures…

Fondation d’Isaac Asimov

En ce début du treizième millénaire, l’Empire n’a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la galaxie. C’est dans sa capitale, Trantor, que l’éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l’avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l’effondrement de l’Empire d’ici trois siècles, suivi d’une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs…

Pour moi, ce roman est un roman sociétal. Sa force, outre sa cohérence remarquable, c’est cette transposition des évolutions de la société dans un univers futuriste. On n’est pas dans une histoire romanesque telle que le film Le Cinquième Elément. On est dans les jeux de pouvoirs qui ont toujours existé depuis la nuit des temps : c’est simplement une explication ludique de l’évolution de la société et des rôles que jouent les différentes forces en présence. Je trouve ce roman criant de vérité dans l’histoire du déclin de l’Empire et dans ses guerres intestines, rythmés par de grandes tendances que l’humanité, réelle, a déjà connues. La psychohistoire, que je rapporterais aux Lumières, l’instrumentalisation de la religion, que nous pourrions illustrer de multiples façons, encore aujourd’hui, l’industrialisation ou les Trente Glorieuses, le commerce ou la mondialisation et le libéralisme montant, les relations diplomatiques de toutes époques. C’est une étude, une analyse des rouages économiques et sociaux qu’Asimov nous propose.

 

Jeudi 15 novembre – Enquête ou Quête (voire les deux)

Le premier miracle de Gilles Legardinier

Karen Holt est agent d’un service de renseignement très particulier. Benjamin Horwood est un universitaire qui ne sait plus trop où il en est. Elle enquête sur une spectaculaire série de vols d’objets historiques à travers le monde. Lui passe ses vacances en France sur les traces d’un amour perdu.
Lorsque le vénérable historien qui aidait Karen à traquer les voleurs hors norme meurt dans d’étranges circonstances, elle n’a pas d’autre choix que de recruter Ben, quitte à l’obliger. Ce qu’ils vont vivre va les bouleverser. Ce qu’ils vont découvrir va les fasciner. Ce qu’ils vont affronter peut facilement les détruire…

J’AI ADORÉ ! J’ai dévoré ce roman qui est un véritable page turner. Je dois avouer que j’ai quand même un faible pour les duos de héros réunissant un agent des forces de l’ordre et un civil. L’auteur a su introduire des éléments qui ont empêché l’histoire de tomber dans la facilité et de verser dans la mièvrerie ou l’érotisme très peu à propos. Ce roman a une portée pédagogique indéniable et j’ai appris un tas d’anecdotes sur les grandes périodes de l’Histoire extrêmement intéressantes. Si on peut saluer l’absence de moments « inutiles », beaucoup d’ellipses qui permettent à la narration de garder un très bon rythme, m’ont un peu frustrée : j’en aurais bien pris 500 pages de plus, pour creuser encore davantage. Une super intrigue, un peu de romance, un rythme soutenu, une écriture agréable, c’était parfait !

 

Jeudi 22 novembre – Couverture éblouissante (belle ou moche, à vous de voir)

En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est elle qui n’a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères.
Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l’inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte.
L’amour fou n’a jamais si bien porté son nom.

Quel tendre et triste roman. Je le dis sans attendre : j’ai englouti les pages les unes après les autres, j’ai goûté à tous ces mots si faciles à lire, si fluides, si beaux les uns avec les autres, voilà, j’ai adoré ce petit roman. Il fait donc partie de mes petits bonbons moelleux, un peu acidulés, ceux auxquels je continue de penser très, très longtemps après.

 

Jeudi 29 novembre – Nature paisible, lieu isolé, campagne, montage, retraite, désert.

Un safari arctique de Jorn Riel

On n’écrit pas sur les confins de notre monde sans y avoir vécu.
De même que Francisco Coloane a sillonné la Terre de Feu en se frottant à tous les métiers, le Danois Jorn Riel s’embarque dans les années 50 pour le nord-est du Groenland. De ce long séjour dans ces déserts arctiques naîtront une vingtaine de livres. Les personnages principaux sont toujours les mêmes trappeurs : Valfred, Mad Madsen, William le Noir… Tout à la fois hâbleurs ou mutiques, farceurs ou philosophes, ils meublent la solitude de la nuit polaire en sirotant un épouvantable tord-boyaux et en idéalisant un être cruellement absent de ces rudes contrées : la femme.
Drôles, insolites et pleines de tendresse, ces histoires ont aussi une valeur ethnologique incontestable. Un hymne au Grand Nord, chaleureux à faire fondre la banquise.

Je me suis plongée dans ce drôle de roman, une histoire aux accents nordiques et à l’ambiance chaleureuse. Les trappeurs vivent au rythme de la nuit et du jour polaires et de l’arrivée annuelle d’un bateau de ravitaillement. Le Groenland se mérite : ses paysages, ses températures, la puissance des phénomènes naturels, son silence… les hommes seuls, avant de dompter cette terre glaciaire, subissent d’abord la folie propre à l’isolement. Avec une grande poésie, de la tendresse et des descriptions très visuelles de cette contrée magnifique, l’auteur nous emmène, nous embarque et ne nous ennuie jamais dans une ambiance où l’on pourrait pourtant très vite tourner en rond, comme les protagonistes.

 

 

Je vais faire en sorte de vous retrouver au mois de décembre pour le rendez-vous de BettieRose, soit chaque semaine, soit à la fin du mois. Car j’avoue manquer de temps pour préparer tout ça 🙂

 Et vous, quel est votre souvenir lecture du jeudi ?

À très vite !
Imagimarion

Publicité

5 réflexions sur “Throwback thursday livresque – La compil’ de l’automne 2018 !

  1. tampopo24 dit :

    J’aime bien l’idée de la compil, ça donne plein de belles idées de lectures. Je repasserai sûrement piocher des idées ^^
    Je comprends très bien ton choix pour l’écureuil vu l’édition 😉
    Fondation est mon titre culte en SF, indétrônable pour moi !

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s